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Rétrospective du prix du mazout en 2023

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  •   Temps de lecture : 2 minutes
  •   Date de publication : 26 janvier 2023
  •   Date de mise à jour : 22 décembre 2023
Les prix, tant officiels que négociés, sont entendus pour une quantité de 1000 litres de mazout standard.

L’année 2023 a été synonyme de retour au calme pour les consommateurs de mazout en Belgique. Pour rappel, dans un contexte de guerre en Ukraine, d’inflation galopante en Europe et aux USA, et de coupe de production par l’OPEP+, le prix des énergies a flambé en 2022. Heureusement pour les ménages chauffés au mazout, cette année 2023 ne fut pas aussi catastrophique. Les prix ont été globalement moins élevés avec une moyenne du prix officiel de 0,987 euros le litre. Ce qui représente une diminution de 18,15% par rapport à 2022.
 

L'évolution du prix du mazout de chauffage en 2023

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La variation du prix du mazout en Belgique est principalement déterminée par le cours du pétrole sur le marché boursier international. Ce marché réagit aux facteurs géo-politiques (les crises sanitaires, les conflits nationaux et internationaux etc.), aux résultats économiques des principales puissances de monde et à tout indicateur pouvant modifier le niveau de la demande ou de l’offre de pétrole. Sur le plan international, l’année 2023 a été mouvementée. Groupasol fait le point sur les événements qui ont influencé les prix du mazout de chauffage en 2023 :
 

En janvier, la tendance du prix du mazout était haussière

Après quelques jours d'hésitation, les cours sont finalement repartis à la hausse. En janvier, la Chine a mis fin à sa politique zéro Covid, ce qui a eu un impact significatif sur le marché du pétrole. Étant le 12e consommateur mondial de pétrole, cette annonce indiquait que la reprise économique, ainsi que la consommation de brut, allaient s'accélérer. De plus, la valeur du dollar a commencé à baisser, ce qui a stimulé les commandes de pétrole pour les pays utilisant d'autres devises. En effet, un dollar moins cher se traduit par un pétrole moins cher. Enfin, la Russie a réagi au plafonnement des prix du pétrole russe décidé par les pays membres du G7. Le Kremlin a décidé d'interdire les exportations de brut à partir du 1er février envers les pays qui ont imposé ce plafonnement tarifaire.

 

Le pétrole baisse et puis rebondit en février

Le prix officiel du mazout a connu une baisse significative, passant de 1000,4 € à 893 € pour 1000 litres de mazout standard. Sur le plan international, cette tendance baissière a été soutenue par deux facteurs majeurs. Premièrement, la décision d'augmenter les stocks commerciaux de brut aux États-Unis. Deuxièmement, les États-Unis ont choisi de vendre une partie de leur réserve stratégique de pétrole. Malheureusement, cette baisse de prix a été de courte durée. Le cours de l'or noir a rapidement rebondi. D'une part, suite aux tremblements de terre en Turquie et en Syrie. D'autre part, l'Union européenne a mis en application son embargo sur le pétrole brut russe importé par voie maritime, ce qui a également contribué à la hausse des prix du pétrole.
 

Malgré quelques remous, le prix du mazout baisse au mois de mars

La première semaine a connu une hausse des prix, soutenue par l'interdiction d'importer du brut russe et les espoirs des investisseurs pétroliers quant à une reprise de la demande chinoise. Cependant, la deuxième semaine a été marquée par des craintes de récessions en Europe et aux États-Unis, ainsi que par les résultats mitigés de la reprise économique en Chine, ce qui a entraîné une baisse des cours. Le prix du pétrole a frôlé les 70 $ le baril après l'annonce d'une possible crise bancaire avec la déclaration de faillite de la Silicon Valley Bank et le rachat du Crédit Suisse par sa rivale UBS. En conséquence, le prix du baril a atteint son niveau le plus bas depuis décembre 2021. Cependant, la tendance s'est inversée en fin de mois suite à l'annonce de la Russie de réduire volontairement sa production de 500 000 barils par jour jusqu'à la fin juin.

 

En avril, l'OPEP+ décide de réduire sa production

Le 3 avril dernier, le prix du baril a connu une envolée suite à la décision prise par plusieurs pays membres de l'OPEP+ de réduire leur niveau de production jusqu'à la fin de l'année. Cette décision a eu un impact significatif sur les cours du pétrole. La Russie a également changé de position et a décidé de prolonger sa réduction de production de 500 000 barils par jour, non plus jusqu'à la fin de juin, mais jusqu'à la fin de l'année. Cependant, la pression sur les cours s'est rapidement dissipée. Les inquiétudes concernant la reprise de la demande mondiale ont repris le dessus. En fin de mois, le prix du baril a retrouvé son niveau atteint avant l'annonce de l'OPEP+.

 

Le pétrole volatil et le mazout en hausse durant le mois de mai

Le mois de mai a commencé avec une bonne nouvelle. Durant la première semaine, le prix officiel du mazout perdait 33 euros sur 1000 litres. Cependant, depuis lors, il est en augmentation constante, passant de 763 euros à 835 euros le 26 mai. Cette hausse est influencée par plusieurs facteurs sur la scène internationale. Tout d'abord, la publication en début de mois de résultats exceptionnels en matière de création d'emplois aux États-Unis a eu un impact significatif. La solidité de la demande aux États-Unis a également contribué à cette tendance haussière. En outre, l'affaiblissement du dollar a stimulé les commandes provenant de pays utilisant d'autres devises.

 

En juin, le prix du mazout bondit à 2 reprises mais ne décolle pas

Au cours de la première quinzaine, le relèvement du plafond de la dette américaine et la décision de l’Arabie saoudite de réduire sa production d’un million de barils par jour à partir de juillet ont soutenus les prix du pétrole.  Toutefois, l’impact sur les prix du mazout est resté modéré, faisant passer le prix au litre de mazout standard de 0,81 à 0,85 euros. Le prix est revenu à 0,82 euros à la mi-juin. Les inquiétudes concernant la reprise économique mondiale prenant le dessus sur toute autre considération.

Durant la deuxième quinzaine, les prix du mazout rebondissent à nouveau. En cause, l’annonce de la banque centrale chinoise de réduire son taux directeur à court terme en vue de soutenir son économie. Le pays étant le premier importateur mondiale, une hausse de la demande dans le pays fait grimper les cours.

Les prix sont repartis à la baisse en fin de mois, les craintes de récession ont été  ravivées par la décision de plusieurs pays d’augmenter leur taux d’intérêt pour contrer l’inflation.
 

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Le prix du mazout augmente de 14% en juillet

En juillet, le prix du litre de mazout est passé de 0,85 à 0,99 euros. Alors que les stocks de brut aux USA s’amenuisent, l’Agence américaine d’Information du l’Énergie (AIE) envisage un déséquilibre entre l’offre et la demande. Tandis que la demande augmente aux USA et dans les pays émergents de l’Asie, l’Arabie Saoudite et la Russie prolongent leur réduction de production et d’exportation jusqu’au mois d’août.

 

En août, le prix du mazout repasse la barre symbolique de 1 euro le litre

En août, le prix du mazout a poursuivi son ascension passant le barre de 1000 euros pour 1000 litres le premier août et atteignait 1087 euros en fin de mois. Les coupes de production des pays exportateurs de pétrole de l’OPEP+ pèsent lourd dans l’équilibre entre l’offre et la demande et encore plus avec l’annonce d’une nouvelle prolongation des baisses d’exportations de l’Arabie Saoudite et de la Russie pour le mois de septembre.

 

Le mazout est au plus haut en septembre

Après une chute de plus de 50€ en tout début de mois, le prix maximum du mazout est monté en flèche pour battre son record de 2023 avec plus de 1 180 euros les 1000 litres de mazout standard. Les prix ont été soutenus par l'annonce de l'Arabie saoudite et de la Russie de prolonger leur coupe de production jusqu'à la fin de l'année.

 

Durant le mois d’octobre, les prix évoluent en dents de scie

Après avoir perdu plus de 100 € les 1000 litres en début de mois, le prix officiel du mazout est très vite remonté et est resté plutôt hésitant ensuite. Le cours du pétrole est resté tiraillé entre, d'un coté, la hausse des tensions géopolitiques suite à l'attaque du Hamas en Israël avec la possibilité d'une extension du conflit au Moyen-Orient et, d'un autre coté, les perspectives peu réjouissantes du développement économique mondial.
 

La tendance à la baisse se confirme en novembre :

Malgré les nombreux rebonds du prix du mazout, le prix officiel repasse sous la barre symbolique de 1 euro le litre durant la première quinzaine. Le cours de l'or noir reste plus que jamais plombé par une économie mondiale morose et des taux élevés en Europe.

 

Le prix du mazout termine l’année sous les 1 euro le litre

Le prix du mazout de chauffage a poursuivi sa chute jusqu’au 14 décembre où il atteint sont niveau le plus bas depuis fin juillet. Poussé par un léger rebond du pétrole suite à l’attaque de navires commerciaux en mer Rouge, le prix du mazout de chauffage termine l’année à 0,956 euro le litre.
 
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